En 1989, Denis Roche avouait, dans un entretien avec Gilles Mora dans les «Cahiers de la photographie», qu’il rêvait «souvent d’un mot, d’un nom qui aurait donné naissance au mot photographie, mais dans le plus grand secret. D’un mot donc, (...) un mot connu, répertorié dans les dictionnaires, ni savant, ni trivial, mais moins bête. Ce mot est nonpareille*». Quelques pages avant il rêve encore, il rêve «qu’un texte puisse être aux yeux de tous, avec une évidence quasiment pourpre, l’illustration d’une photo. Et non pas — plus jamais — l’inverse. Une page écrite, pure jusqu’à l’abstraction, que les gens ne pourraient que regarder, et dont la photo voisine — qui, elle ne pourrait qu’être lue — serait le commentaire. D’un moteur faire l’autre, et poursuivre !».

Les éditions nonpareilles souhaitent inventer cet endroit qui tendrait à montrer l’envers. Elles sont une maison de papier, une suite de chambres avec vue, un lieu rêvé et sans pareil... Les éditions nonpareilles accueilleront des démarches photographiques, théoriques, poétiques, littéraires et autres, isolées, sensibles, discrètes, œuvrant en sourdine et en marge.